Une polémique secoue le Parlement européen à la suite d’un incident survenu lors d’une exposition dédiée aux massacres perpétrés en territoire israélien. L’eurodéputée de La France insoumise Rima Hassan se trouve au cœur de critiques après avoir touché aux symboles exposés sur place.
Une action revendiquée mais contestée
L’équipe de l’élue a reconnu qu’elle avait ôté le drapeau de l’État hébreu de son support en quittant les lieux de l’exposition. Selon cette même source, le drapeau de l’Union européenne, qui partageait le même pied, aurait chuté de manière accidentelle à cause du déséquilibre. Les représentants de l’eurodéputée ont formellement nié tout piétinement ou détérioration des bannières.
Ce geste est présenté par l’équipe comme une volonté de dénoncer les actions du gouvernement israélien à Gaza, tout en précisant qu’il n’existait aucune intention de viser les victimes des attaques ni leur mémoire. Dans l’hémicycle, Rima Hassan a défendu cette position, estimant possible de commémorer les victimes sans marquer d’adhésion envers l’État israélien.
Des réactions politiques vives
L’incident a immédiatement provoqué de fortes réactions au sein de la classe politique. La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a pris la parole devant les députés à Strasbourg pour indiquer qu’elle considérait ces accusations avec la plus grande gravité. Elle a souligné qu’un membre de l’assemblée avait été filmé en train de porter atteinte à l’exposition et a rappelé que le dialogue devait prévaloir sur l’intimidation.
Les services du Parlement européen procèdent actuellement à une analyse de la situation, tandis que des mesures procédurales sont engagées, garantissant le droit de la personne visée à être entendue. L’eurodéputé de droite François-Xavier Bellamy a de son côté condamné l’acte, y voyant une volonté d’importer une haine antisémite en Europe.
Sur le plan international, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié l’acte de honteux et de scandaleux sur le réseau social X. En France, Jean-Noël Barrot a réagi devant l’Assemblée nationale, réclamant des sanctions exemplaires de la part de l’institution européenne si les faits reprochés étaient confirmés.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
