Un appel à la mobilisation a été lancé ce jeudi 8 octobre auprès des salariés du groupe TotalEnergies. Porté par la CGT, ce mouvement de grève de vingt-quatre heures vise à réclamer une revalorisation salariale ainsi que de nouvelles embauches.
Dans plusieurs raffineries et bio-raffineries de l’entreprise, situées notamment au Havre, à Donges et à La Mède, les expéditions de carburants se trouvent bloquées depuis l’aube. Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, a indiqué que les expéditions étaient stoppées ou en voie de l’être, estimant à plus de 50 % la proportion de grévistes parmi le personnel en poste sur ces sites. De son côté, la direction conteste ce chiffre et fait état de moins de 2 % de grévistes à l’échelle de l’ensemble de ses implantations, tout en s’abstenant de contester le blocage des expéditions. L’entreprise précise par ailleurs maintenir l’approvisionnement de ses clients et de son réseau de stations-service en s’appuyant sur ses différents moyens logistiques.
À Donges, où la CGT recensait une proportion de grévistes s’élevant à 60 %, le secrétaire général syndical local, Sébastien Gélard, a souligné que le manque permanent de personnel constituait la principale préoccupation, entraînant des débrayages d’une durée allant de deux heures à une journée entière sans aucun produit sortant de l’infrastructure.
Impact sur la distribution et revendications sur l’emploi
Le syndicat fait état de 27 stations-service fermées au sein de la filiale Argedis en raison de la contestation, tandis que la direction en dénombre 11, sur un total d’environ 180 pour cette filiale et de 3 300 pour le groupe. Cette action sociale se déroule dans un contexte marqué par des tensions logistiques liées au conflit au Moyen-Orient et par un plafonnement des prix des carburants appliqué par le groupe, qui a provoqué une forte affluence d’automobilistes dans ses stations.
La CGT dénonce des effectifs placés sous tension, qu’elle relie à des départs non compensés, au recours important à l’intérim, à la sous-traitance ainsi qu’à la répétition de contrats à durée déterminée, estimant que cette situation présente des risques pour la sécurité. Le syndicat formule la demande expresse que tous les intérimaires soient embauchés et que les postes actuellement vacants soient pourvus par des contrats à durée indéterminée au sein de TotalEnergies. L’appel à la mobilisation s’adresse aux 35 000 salariés français de l’entreprise, avec un écho particulièrement marqué attendu dans les raffineries, les stations-service ainsi que dans les usines de la filiale de fabrication de caoutchouc Hutchinson.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
