Une procédure judiciaire a entraîné le placement en garde à vue de trois personnes mineures, ainsi que l’a communiqué le parquet d’Orléans. Cette décision intervient à la suite de la publication d’une séquence vidéo où l’on aperçoit des jeunes entonner les paroles d’une chanson de rap.
Une enquête ouverte après une vidéo dans un établissement scolaire
L’enregistrement en question a été réalisé lors d’un rassemblement de type blocus à Beaugency, le premier jour du mois d’octobre. Sur les images, les adolescents reprennent le morceau intitulé « M*r*h » interprété par le rappeur Boro700. Les paroles de ce titre font explicitement référence à Mohamed Merah, à Salah Abdeslam ainsi qu’à Adolf Hitler. Dans le texte de la chanson, le rappeur mentionne le fait d’esquiver les caméras à la manière de Mohamed Merah, d’avoir touché le Bataclan ou encore d’évoquer une chasse à l’homme concernant Salah Abdeslam.
Le parquet d’Orléans avait confirmé l’ouverture de poursuites pour apologie du terrorisme. De plus, une autre procédure similaire a été initiée en Vendée, après la diffusion de ce même morceau de musique à l’intérieur d’un édifice religieux par des adolescents.
La diffusion des images et le cadre juridique
La séquence filmée a notamment été relayée par le député européen Matthieu Valet. Ce dernier a indiqué avoir immédiatement signalé ces agissements au procureur de la République afin que des suites judiciaires soient engagées, qualifiant ces chants de graves et estimant qu’ils s’apparentent à de l’apologie du terrorisme tout en s’éloignant des revendications lycéennes.
Le Code pénal sanctionne l’apologie du terrorisme, définie par la présentation favorable d’actes terroristes ou de leurs auteurs dans le cadre de propos publics. Selon les indications fournies par le site gouvernemental Service public, soutenir un auteur d’attentat ou manifester une considération égale pour les victimes et les coupables relève également de cette qualification légale. Les infractions de cette nature sont passibles d’une peine de cinq années d’emprisonnement ainsi que d’une amende de 75 000 euros.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
