En plein milieu d’une mobilisation lycéenne, la confrontation verbale se poursuit entre Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon. Le candidat Renaissance a choisi un meeting organisé le samedi 10 octobre à Lyon pour dévoiler plus tôt que prévu son « pacte pour la jeunesse », cherchant à exister médiatiquement face aux difficultés de la rentrée et à se détacher d’Edouard Philippe, présenté comme le favori du bloc central. De son côté, le responsable de La France insoumise doit prononcer un discours lors d’un rassemblement à Clermont-Ferrand le dimanche 11 octobre.
Deux visions irréconciliables sur la plateforme d’orientation
Le système d’accès à l’enseignement supérieur constitue l’épicentre des tensions entre les deux acteurs politiques. Jean-Luc Mélenchon exige l’abolition de ce qu’il nomme le « foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne ». Le chef de file insoumis impute directement à son jeune rival la responsabilité de cette situation, rappelant qu’il a agi comme rapporteur du texte instaurant le dispositif. Il critique également la volonté de bâtir une compétition entre les établissements scolaires à travers ce marché du savoir.
En face, l’ancien Premier ministre assume le maintien de l’outil numérique, tout en soulignant qu’il a lui-même piloté la loi d’orientation et de réussite des étudiants au moment de sa mise en place pour remplacer l’ancien système de tirage au sort. Il affirme ainsi que supprimer la plateforme ne suffirait pas à dissiper le malaise des adolescents.
Des attaques mutuelles sur fond de campagne
- Gabriel Attal reproche à son contradicteur de porter un programme dont l’aboutissement se résume à « la sélection par l’échec », en projetant d’envoyer la totalité des jeunes à l’université sans se soucier de leurs perspectives d’obtention de diplôme ou d’emploi.
- Il a également raillé une confusion verbale de son adversaire, qui a nommé par erreur la plateforme « Parcoursplus », y voyant le signe d’une méconnaissance du dossier.
- Sur la plateforme X, le dirigeant insoumis a tourné en dérision le comportement de son rival, le qualifiant de politicien traditionaliste adepte de la communication politique qui rejette l’examen de sa propre gestion.
Au sein de l’équipe de campagne du candidat Renaissance, ces critiques répétées sont accueillies avec satisfaction par un conseiller.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
