Le tribunal a fixé au 22 décembre la date de son verdict concernant le procès sur la disparition de l’ancienne gloire du football argentin. L’annonce a été faite au terme de six mois de débats et de 51 audiences menées par un tribunal de San Isidro.
Sept professionnels de santé, comprenant des médecins, des infirmiers, un psychiatre et un psychologue, ont comparu pour de potentielles négligences fatales survenues durant l’hospitalisation à domicile de l’ancien joueur. Cette convalescence faisait suite à une neurochirurgie bénigne. L’idole sportive est décédée à l’âge de 60 ans, le 25 novembre 2020, dans une maison de Tigre, au nord de Buenos Aires.
Réquisitions et demandes des parties civiles
L’accusation a requis des peines allant de quatre à 12 ans de prison à l’encontre de six des sept prévenus, la sanction la plus lourde visant le neurochirurgien Leopoldo Luque, qui agissait comme médecin de confiance et se présentait comme un ami de Maradona. Ce dernier a affirmé être innocent à l’issue des débats. D’autres parties civiles, représentant les enfants et les sœurs du footballeur, sont allées plus loin en réclamant jusqu’à 16 ans de réclusion contre le Dr Luque ainsi que contre Nancy Forlini, coordinatrice médicale pour un prestataire privé de soins. Huit ans de prison ont également été demandés contre la psychiatre Agustina Cosachov.
En revanche, le tribunal a prononcé l’acquittement d’un médecin extérieur, Pedro di Spagna, dont l’intervention auprès du patient s’était limitée à une seule visite au cours des deux semaines de convalescence fatale. Les derniers avocats ont par ailleurs plaidé l’acquittement pour le coordinateur infirmier Mariano Perroni et l’infirmier Ricardo Almiron, pour qui l’accusation réclamait quatre ans d’emprisonnement.
Arguments des défenses et prises de parole
La défense de Mariano Perroni a soutenu que son client n’avait jamais vu le patient et gérait uniquement les plannings des vacations des infirmiers, tout en affirmant que les contrôles des signes vitaux avaient bien été réalisés. Concernant Ricardo Almiron, son conseil a indiqué qu’il avait effectué les relevés nécessaires, y compris la veille au soir du décès, contestant par ailleurs l’hypothèse d’une longue agonie avancée par certains experts médicaux.
Au cours des plaidoiries, plusieurs avocats ont invoqué un manque de responsabilité directe ou l’absence de lien entre leur spécialité clinique et les causes de la mort, identifiée comme une crise cardio-respiratoire associée à un œdème pulmonaire. D’autres ont mentionné un isolement par rapport aux canaux de communication internes transmettant les données de santé.
À la fin des échanges, Dalma Maradona, la fille aînée du footballeur, a pris brièvement la parole entre les larmes pour réclamer que son père obtienne la justice qu’il mérite.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
