La maison mère de Facebook et Instagram subit une sanction financière colossale. Un magistrat établi au Nouveau-Mexique a ordonné au groupe Meta d’acquitter la somme de 25 milliards de dollars. Cette décision judiciaire sanctionne des manquements relatifs à la confidentialité des usagers, trouvant leur origine dans les poursuites initiées en l’année 2021 par cette juridiction américaine à la suite du scandale Cambridge Analytica, révélé en 2018 au sujet de l’exploitation de données de dizaines de millions de comptes pour du ciblage politique.
Durant le mois de septembre, un jury siégeant à Santa Fe avait qualifié la société de responsable de près de 44 millions d’infractions aux dispositions locales sur le commerce déloyal, pointant de multiples affirmations trompeuses diffusées entre 2010 et 2021, formulées notamment par le dirigeant Mark Zuckerberg ainsi que par l’ancienne responsable Sheryl Sandberg. Finalement, le juge Francis Mathew a fixé le montant de la sanction à 25 milliards de dollars. Selon le magistrat, l’entreprise n’a averti que les usagers d’un nombre infime d’applications parmi des milliers identifiées comme ayant aspiré des informations personnelles, malgré ses promesses d’enquêter et d’informer le public.
Cette pénalité équivaut à un huitième du volume d’affaires annuel de l’entreprise, évalué à 201 milliards de dollars pour l’année 2025, au moment où ses finances supportent déjà d’importants décaissements orientés vers l’intelligence artificielle, pouvant atteindre 145 milliards en 2026. Dans l’attente d’une procédure en appel, la somme due augmentera annuellement de 3,75 milliards de dollars, en plus de taux d’intérêt s’élevant à 15 % tant que le règlement ne sera pas effectué.
Contestation du groupe et réactions institutionnelles
Par l’intermédiaire de son directeur juridique, C.J. Mahoney, l’entreprise a vivement contesté le jugement, affirmant que cette mesure entrave l’activité économique dans la région et qualifiant la procédure de tentative d’imposer une taxe sur l’expression. À l’inverse, le procureur général de l’État, Raul Torrez, a salué le verdict en soulignant qu’aucune structure n’est au-dessus des lois, précisant que les montants recouvrés contribueront à abonder un fonds consacré à l’éducation.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
