L’organisation financière Moody’s a choisi de ne modifier aucune disposition relative à l’évaluation de la dette de l’Hexagone, conservant ainsi son appréciation initiale assortie d’une perspective négative. Cette position prise en fin de semaine s’est démarquée des prévisions générales, alors qu’une baisse était initialement redoutée afin d’aligner le niveau français sur ceux prononcés par d’autres grandes agences telles que Fitch et S&P.
Par le biais d’un communiqué, l’institution a tenu à préciser que cette démarche ne représentait ni une action de crédit, ni un signal préfigurant une intervention imminente sur ce dossier. L’organisme a indiqué que sa décision s’appuyait sur l’hypothèse qu’un texte budgétaire pour l’année prochaine serait voté afin de réduire le déficit, tout en espérant une diminution des coûts d’emprunt et des tensions sociales dans les mois à venir.
Les réactions au sommet de l’État
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a salué par un message public une telle tournure, estimant qu’elle permet de contrecarrer les visions pessimistes émanant des spéculateurs sur les finances publiques nationales. Il a également défendu la rigueur de son projet pour l’exercice à venir, affirmant que cela démontre l’existence d’une trajectoire viable pour respecter l’objectif d’un déficit public fixé à 5% du produit intérieur brut d’ici la fin de l’année.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a quant à lui qualifié le maintien de cette évaluation de signal positif saluant la robustesse et la pluralité du tissu économique du pays. Il a toutefois ajouté qu’il s’agissait également d’une mise en garde destinée à l’ensemble des acteurs tentant de s’écarter de la trajectoire budgétaire ou d’engendrer des perturbations. Le responsable ministériel a souligné l’existence d’éléments préoccupants, citant la détérioration du climat social ainsi que les menaces de violences et de turbulences.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
