Le président colombien Abelardo de la Espriella a indiqué, samedi 15 août, avoir demandé à son homologue américain Donald Trump de suspendre de manière temporaire les taxes douanières visant son pays. Lors d’un échange sur le réseau social X, le dirigeant colombien a précisé avoir formulé cette requête afin d’alléger la charge des entrepreneurs locaux, confrontés à une période critique à la suite du séisme.
Le pays andin a été frappé, le lundi 10 août, par une secousse de magnitude 7,4 ayant ravagé les municipalités de l’ouest, notamment Cali et Pereira. Le bilan provisoire de la catastrophe fait état d’environ 300 décès, d’au moins 320 personnes portées disparues ainsi que de près de 4 000 blessés, touchant également de plein fouet des communautés indigènes.
Fin juillet, les barrières tarifaires imposées par Washington sur les marchandises en provenance de Colombie étaient passées de 10 % à 12,5 %, à l’exception de quelques denrées et ressources comme le pétrole et le café. Au cours d’une conversation d’une dizaine de minutes décrite comme amicale et cordiale, le dirigeant américain a présenté ses condoléances pour les pertes humaines. Le chef de l’État colombien a souligné l’ampleur de la tâche à venir pour rebâtir le pays tout en faisant face à une situation économique jugée apocalyptique.
Par ailleurs, la gestion des secours et de l’aide humanitaire suscite de vives critiques et alimente la polémique. Bien que plusieurs nations, telles que l’Espagne, le Mexique ou l’Allemagne, aient proposé leur assistance, l’organisme national de gestion des risques indique que seules les équipes dépêchées par des gouvernements alliés de droite, à savoir les États-Unis, le Salvador, l’Équateur et Israël, ont été acceptées jusqu’à présent. L’opposition de gauche reproche ainsi au pouvoir en place de se limiter à des soutiens idéologiques, ce que l’exécutif conteste.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
