La jeune entreprise française spécialisée dans l’intelligence artificielle, Mistral, a annoncé une importante levée de fonds d’un montant de trois milliards d’euros. Cette opération a été confirmée par Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de la structure, lors d’un entretien accordé le mardi 8 septembre.
Ce cinquième tour de table fait passer la valorisation de la société de 12 milliards à 21,3 milliards d’euros. Parmi les faits marquants de cette opération figure l’arrivée de l’entreprise sud-coréenne Samsung au sein du capital, qui réalise le plus important investissement de ce cycle financier.
Une domination européenne préservée
Malgré l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux, l’entreprise conserve une assise européenne marquée. Les investisseurs du continent ont en effet apporté la moitié des fonds récoltés. À l’issue de cette transaction, l’Europe représente les deux tiers du capital de la structure et détient les trois quarts des droits de vote au sein de son conseil d’administration.
Cette rentrée de liquidités doit permettre à la start-up de financer l’achat de nouveaux composants informatiques afin d’améliorer l’entraînement de ses modèles d’intelligence artificielle. Les fonds serviront également à bâtir de nouveaux centres de données pour accueillir un plus grand nombre d’utilisateurs et à recruter des équipes commerciales pour s’implanter sur de nouveaux marchés, notamment en Inde et aux États-Unis.
Objectifs financiers et stratégie
La structure vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour l’exercice 2026. À titre de comparaison, OpenAI, l’éditeur de ChatGPT, anticipe de son côté un peu plus de 25 milliards de dollars. La direction souligne toutefois que cette somme de trois milliards d’euros reste insuffisante face aux besoins considérables en liquidités qu’exige ce secteur d’activité.
Cette annonce intervient alors que certains spécialistes avaient émis des doutes sur l’évolution de la stratégie de l’entreprise, l’accusant d’avoir délaissé la compétition face aux acteurs américains et chinois pour se consacrer uniquement aux centres de données et aux services. L’entreprise a tenu à rassurer en affirmant qu’elle n’avait pas renoncé à concevoir des modèles de pointe.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
