Les cinq candidats en lice pour la primaire de la gauche sociale-démocrate se sont affrontés lors d’un deuxième débat télévisé d’une durée supérieure à deux heures. Diffusée sur France 2 et France Inter, l’émission a réuni Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, sous l’arbitrage des journalistes Caroline Roux et Benjamin Duhamel.
Tensions autour de La France insoumise et des alliances
La question d’un rapprochement avec la gauche radicale a provoqué de vives empoignades entre les prétendants. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé nécessaire de rassembler l’ensemble des forces de gauche, affirmant être le seul capable de mener cette union. Une position vertement critiquée par Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé de Place publique a jugé qu’un futur président ne pouvait pactiser avec ceux qui exploitent les fièvres identitaires, lançant à son rival qu’il était habité par l’esprit de défaite.
Le député Jérôme Guedj a également tancé le dirigeant socialiste, l’accusant de faire la danse du ventre devant le parti de Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, les candidats ont refusé le piège consistant à focaliser toutes les critiques sur les Insoumis au sujet des débordements survenus lors de la mobilisation lycéenne, bien que plusieurs d’entre eux aient pointé l’irresponsabilité de cette formation politique.
Affrontement sur le qualificatif appliqué à Gaza
Le débat a également donné lieu à des échanges particulièrement heurtés concernant la situation au Proche-Orient. Olivier Faure a défendu l’utilisation du mot génocide pour qualifier les actions de l’armée israélienne à Gaza, déclarant ne pas comprendre pourquoi ce terme était rejeté. À l’inverse, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ont refusé d’employer ce mot. Ce dernier a estimé qu’une telle formulation participait à la nazification de l’État d’Israël, suscitant une réplique immédiate d’Olivier Faure.
Raphaël Glucksmann a qualifié la position de son adversaire d’obscène, provoquant une vive altercation sur le plateau. Ségolène Royal a pour sa part indiqué comprendre les réticences à l’emploi de ce terme, tout en soulignant que certains ministres israéliens affirmaient vouloir un génocide.
Unanimité contre le dirigeant du Rassemblement national
Sur le plan de la politique nationale, les cinq participants ont affiché un front uni face aux accusations d’antisémitisme visant Jordan Bardella à la suite de messages divulgués par une structure d’investigation. L’ensemble des candidats a estimé que le président du Rassemblement national était désormais disqualifié.
Le premier tour de scrutin de cette primaire de la gauche sociale-démocrate doit se tenir les 9 et 10 octobre, avant un second tour prévu les 16 et 17 octobre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
