Une vague d’intrusions informatiques d’un genre inédit a touché plusieurs centaines de supermarchés sur l’ensemble du territoire français. Les enseignes E. Leclerc, Système U, Monoprix et Intermarché font partie des établissements visés par cet incident qui s’est déroulé au cours du week-end, entre le dimanche 11 et le lundi 12 octobre.
Les systèmes frigorifiques pris pour cible par des pirates
D’après les éléments communiqués par les enquêteurs, les auteurs de l’attaque ont infiltré les dispositifs de régulation frigorifique des réfrigérateurs et des congélateurs connectés à Internet. Dans un commerce implanté à Étréchy, dans l’Essonne, la gérante prénommée Marie a découvert ses chambres froides en surchauffe lors de sa prise de service matinale. Les pirates informatiques avaient programmé les équipements en mode de dégivrage maximal durant toute la période nocturne.
La hausse de température, qui a atteint un niveau positif dans les installations, a contraint l’équipe à se débarrasser de tonnes de denrées alimentaires. Les pertes pour ce seul établissement s’élèvent à environ 60 000 euros, d’après les déclarations de la responsable. Des cartons de baguettes, de viennoiseries et de pâtisseries ont ainsi fini dans les bennes à l’extérieur. Interrogés sur place, les employés et la clientèle ont exprimé leur incompréhension face à la nature de cette action.
Réactions institutionnelles et mesures de précaution
Face à l’ampleur de l’événement, Matignon a saisi l’Anssi, tandis que Sébastien Lecornu suit personnellement ce dossier. De nombreux magasins se sont vus contraints de jeter l’ensemble des produits frais et surgelés concernés, a précisé Intermarché. Pour se prémunir d’autres intrusions, la gérante du magasin de l’Essonne a pris la décision de débrancher le boîtier reliant ses réfrigérateurs à l’internet mondial, tout en espérant un soutien de ses assurances pour couvrir l’intégralité de ses préjudices financiers.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
