La tension sociale s’accentue autour de la rémunération des agents de l’État. Ce mardi 29 septembre, des milliers de fonctionnaires se mobilisent à travers le pays à la suite d’un mot d’ordre lancé par une intersyndicale. Cette contestation intervient à courte échéance de la présentation officielle du projet de loi de finances pour 2027 en Conseil des ministres, programmée le 1er octobre.
Une revalorisation salariale exigée face à l’inflation
Au cœur des revendications figure la contestation de la politique budgétaire du gouvernement, et plus particulièrement la décision de maintenir le gel du point d’indice, qui constitue le socle du calcul des rémunérations. Les syndicats CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP unissent leurs voix pour exiger des conditions de rémunération améliorées pour l’ensemble des agents publics. Cette exigence est rendue plus pressante par la progression de l’inflation sur le territoire national, attisée par l’augmentation des tarifs du carburant en lien avec le conflit en Iran. L’Insee a ainsi relevé l’indice des prix à la consommation à 2,4 % sur douze mois glissants en août, contre 2,1 % le mois précédent.
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a insisté sur la nécessité absolue d’une revalorisation des traitements lors d’une intervention publique. Elle a rappelé que le point d’indice avait été gelé durant de nombreuses années, ne connaissant que deux augmentations en 2022 et 2023, ce qu’elle juge insuffisant face à la hausse générale des prix. La dirigeante syndicale a également mis en avant le problème de l’attractivité des métiers de la fonction publique, soulignant que 60 000 postes demeurent vacants au sein des différentes administrations. Par ailleurs, elle a déploré un climat de dénigrement envers les agents de la part des responsables politiques, résumés selon elle à de simples lignes budgétaires.
Une mobilisation inédite à France Travail
Le mouvement de contestation touche également de plein fouet les services de France Travail. Pour la première fois depuis l’année 2018, la totalité des dix organisations syndicales de l’opérateur s’est associée pour appeler à la grève. Les syndicats protestent contre les transformations successives et les diminutions de budget enregistrées depuis la création de l’organisme en janvier 2024. Selon les représentants du personnel, ces évolutions restreignent leurs missions, détériorent leurs conditions de travail au quotidien et font peser une pression accrue sur les usagers.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
