La formation politique du président sortant brésilien a exprimé sa volonté de porter l’affaire devant l’Organisation des États américains. Luiz Inácio Lula da Silva a demandé à son parti de dénoncer ce qu’il qualifie d’ingérence de la part du groupe américain Meta dans le processus électoral en cours.
Des restrictions sur Instagram et WhatsApp
Le Parti des travailleurs soutient que l’entreprise américaine pénalise sa campagne en restreignant la visibilité de ses publications. Selon les avocats du mouvement politique, les profils soutenant la candidature de Lula ainsi que ceux de ses partisans subissent des limitations de diffusion dépourvues de justification et de transparence. La formation politique pointe également du doigt une sélectivité algorithmique au sein de l’outil d’intelligence artificielle de la messagerie WhatsApp.
Pour le responsable de la communication du parti, Eden Valadares, l’entreprise technologique ne parvient pas à prouver que ces limitations relèvent du hasard. En outre, l’équipe de campagne a indiqué qu’une réunion serait organisée avec des observateurs internationaux pour aborder cette question d’ingérence supposée.
La réponse de Meta et le contexte politique
De son côté, le groupe Meta a rejeté l’ensemble de ces accusations. L’entreprise américaine a attribué ces dysfonctionnements à des problèmes techniques qui ne se limitent pas au territoire brésilien.
Avant cette annonce de saisine internationale, la campagne du chef de l’État avait déjà introduit plusieurs plaintes auprès de la justice électorale pour des indices d’ingérence visant la firme américaine. Le président sortant, âgé de 80 ans, affronte le candidat conservateur Flavio Bolsonaro, âgé de 45 ans, à l’issue d’un premier tour marqué par 47,03 % des suffrages pour son rival contre 45,16 % pour lui. Le second tour de scrutin est fixé au 25 octobre, l’OEA assurant pour sa part une mission d’observation du bon déroulement du scrutin.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
