L’économie mondiale démontre une capacité de résistance inattendue face aux incertitudes actuelles, selon la déclaration de Christine Lagarde. Les tensions commerciales, les mesures protectionnistes ainsi que le conflit au Moyen-Orient continuent de perturber les marchés énergétiques et les flux d’échanges. Néanmoins, l’essor de l’intelligence artificielle et les investissements technologiques soutiennent l’activité et le commerce international.
La situation économique de la zone euro
Dans la zone euro, l’économie a également fait preuve de solidité au cours du premier semestre de l’année. Les prévisions établies par les services de l’institution en septembre anticipent une croissance de 0,9 % pour l’année en cours, de 1,4 % pour l’année prochaine et de 1,5 % pour l’année suivante. Le recul de l’inflation énergétique et un marché du travail solide devraient stimuler la demande intérieure. De plus, l’augmentation des dépenses publiques consacrées à la défense et aux infrastructures, combinée aux investissements numériques, portera cette dynamique. L’inflation globale a atteint 3,8 % au mois de septembre, portée par une augmentation des prix de l’énergie, de l’alimentation et des services, tandis que l’inflation sous-jacente s’est établie à 2,5 %.
Décisions sur les taux et stabilité financière
Le Conseil des gouverneurs a décidé d’augmenter les taux d’intérêt directeurs de l’institution de 25 points de base au mois de septembre, après une hausse identique en juin. Cette décision s’appuie sur l’évaluation des perspectives d’inflation, la dynamique sous-jacente et la solidité de la transmission de la politique monétaire. Par ailleurs, la stabilité financière de la zone euro reste confrontée à des risques liés aux tensions géopolitiques, aux défis budgétaires et à l’adoption de l’intelligence artificielle. Les banques de la zone euro affichent toutefois des coussins de fonds propres et de liquidité solides.
Vers un euro numérique
L’institution poursuit par ailleurs son évolution vers le numérique afin de répondre aux besoins de l’économie moderne. Un projet de pilote interne d’une durée de douze mois sera mené au cours du deuxième semestre de l’année prochaine pour préparer le lancement d’un euro numérique, destiné à compléter les paiements en espèces au quotidien.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
