L’entreprise chinoise LandSpace a accompli une performance notable dans le domaine spatial. Elle a réussi à poser l’élément initial de son lanceur Zhuque-3 sur la terre ferme, après avoir mené à bien la mise en orbite d’un satellite.
Un succès après un échec dans le désert
Ce nouveau vol intervient huit mois après une tentative initiale en décembre 2025. Le vol inaugural du lanceur lourd Zhuque-3, également désigné ZQ-3, s’était conclu par une destruction spectaculaire lors de la phase d’atterrissage dans le désert de Gobi. Cet incident, provoqué par une défaillance de moteur, avait été immortalisé en haute définition.
Le 18 août 2026, la société a inversé la tendance. Le lanceur portant la mention « Y2 » s’est envolé depuis la base de Jiuquan. LandSpace a officialisé le succès de l’opération sur le réseau social X en expliquant qu’après la séparation des étages, le second niveau a mené sa mission à terme en plaçant le satellite Honghu 03 en orbite. De son côté, l’étage initial a regagné la terre ferme en suivant le parcours planifié.
Une technique rappelant les méthodes de SpaceX
Les séquences vidéo diffusées en ligne témoignent de l’efficacité du freinage par propulsion, baptisé « landing burn », ainsi que de la précision du ciblage sur la zone visée. Le cylindre métallique s’est ainsi posé au milieu des dunes. Ce mode de récupération évoque les manœuvres réalisées par la société américaine SpaceX avec ses fusées Falcon 9.
Malgré des similitudes visuelles, notamment concernant l’architecture globale et l’utilisation de jambes de déploiement pour l’atterrissage, une nuance technique importante subsiste. Contrairement aux fusées Falcon 9 qui fonctionnent grâce au kérosène et à l’oxygène liquide, la fusée Zhuque-3 utilise une combinaison de méthane et d’oxygène liquide, un choix similaire à celui retenu pour le Starship.
Une fois le premier étage posé, les techniciens au sol ont initié les protocoles de sécurisation. Des images ont permis d’observer la maîtrise d’éventuels départs de feu au niveau des tuyères, ainsi que l’intervention de robots télécommandés pour inspecter le matériel à distance, illustrant la maîtrise opérationnelle de l’entreprise.
Avant cet événement, la Chine était parvenue à récupérer un premier étage de fusée Longue Marche-10B en juillet, mais cette manœuvre s’était déroulée sur une plateforme en mer.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
